La russule vieux rose

La russule vieux rose
 
Photo Yvan Bernaer

 

Voilà bien un genre mycologique facile à reconnaître entre tous : une russule est un champignon qui s'inscrit dans un cube (le diamètre de son chapeau est égal à la longueur de son pied), dont la chair est grenue (le pied se casse comme un bâton de craie), et à chapeau de couleur souvent vive, rouge, jaune, violet, vert ou panaché... Les russules sont des « Laeti », elles égaient les bois en été et au début de l'automne.

Genre facile à appréhender sur le terrain, certes. On ne peut en dire autant des espèces et variétés -  plus de cinq cents ! -  dont la détermination passe généralement par le microscope.

Les russules ont l'art de cultiver la ressemblance : toute russule douce (donc comestible), a un ou plusieurs sosies poivrés, piquants, âcres, amers... Le russulologue sur le terrain est comme possédé par un tic : il cueille une russule, en croque un morceau et... le recrache souvent avec force grimaces.

La russule vieux rose ou russule comestible : Russula vesca Fries, est la plus printanière et commune de toutes les russules. Elle pousse dans les chênaies de l'Indre en ce moment. Typiquement rose jambon ou brun vineux, son chapeau accepte une gamme de tonalités impressionnantes : blanches, grises, ochracées, brunes, violacées, olivâtres...  mais jamais de rouge ! Autres particularités de cette russule : sa bonne saveur de noisette, ses lames blanchâtres piquetées de rouille, et sa cuticule qui ne recouvre pas tout à fait les lames. Certains mycologues disent qu'elle montre les dents... d'autres qu'elle est habillée trop court. A chacun sa métaphore !

 

Chronique NR du 5 juillet 2007



Article ajouté le 2007-08-19 , consulté 186 fois

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