Archives Fonge et Florule

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L'Amanite fauve

L'Amanite fauve

Photo Yvan Bernaer

 

L'Amanite fauve est aux amanites ce que la Pimpinelle saxifrage1 est aux ombellifères : la grâce personnifiée. Et la féminité superlative : sa volve étroite et allongée, tendrement membraneuse, lui vaut le nom d'Amanite vaginée.

Sur sa jambe lisse et svelte, n'apparaît pas la moindre trace d'anneau ; il faut dire que son voile partiel est si ténu qu'il en est évanescent. Sur la marge de son chapeau fin, d'un beau fauve rouillé, viscidule et brillant, rayonnent de profondes cannelures – relief en négatif de ses blanches et régulières lames.

L'Amanite fauve : Amanita fulva (Schaeffer : Fries) Fries, aime les bois de feuillus et de conifères acidophiles. Celle de la photo émerge d'une bétulaie moussue et sablonneuse de la région de Buzançais. L'Amanite safran lui ressemble et croît de concert avec elle. Cependant plus grande, elle arbore un chapeau orangé, un pied chiné-tigré de roux et une volve épaisse, blanche au dedans et orange au dehors (celle de l'Amanite fauve est blanc maculé de rouille à l'extérieur). Toutes deux, toxiques crues2 et si peu charnues... sont à admirer plutôt qu'à mettre dans le panier.



1    Voir L'Écho du Berry du 9 septembre 2010.

2    Elles contiennent des hémolysines (substances toxiques qui détruisent les globules rouges du sang), à l'instar de bien des champignons, telles la Golmotte, les morilles, les helvelles, etc. . Ces hémolysines ne disparaissent qu'après une cuisson prolongée.



11/09/2011
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