L'Amanite panthère
L'Amanite panthère
Quatre
champignons ont un nom qui fait référence aux félins : l'Amanite panthère
et le Tricholome léopard – redoutables toxiques – le Lentin
tigré et le Plutée couleur de lion – doux inoffensifs.
La panthère et le léopard étant un seul et même animal, tout porte à croire que
les mycologues ont stigmatisé leur peur sur ce fauve. D'autant plus que l'Amanite
panthère – ornée de flocons blancs – et le Tricholome léopard –
squamuleux de mèches grises – n'offrent qu'une très lointaine ressemblance avec
le félin.
Le Tricholome léopard : Tricholoma pardinum, strictement montagnard, est inconnu en Berry.
L'Amanite panthère : Amanita pantherina (de Candolle : Fries) Krombholz, est très fréquente sur des sols variés, surtout sous les feuillus, en plaine. Considérée comme un superlatif toxique de la rouge Amanite tue-mouches, elle mérite que l'on s'arrête sur son allure et sur sa morphologie – pour la séparer de la Golmotte ou Amanite rougissante, consommée par les mycophages avertis.
L'Amanite panthère – grande ou petite – est souvent d'une élégante silhouette (mais elle peut être trapue, notamment sous les conifères). Son chapeau luisant, cannelé, variant du brun foncé au beige jaunâtre, est typiquement semé de verrues labiles, blanc pur, que les mycologues comparent à des flocons de lait. Les lames scintillent de blanc, et le pied présente deux attributs d'importance : un anneau membraneux, non strié, évanescent, et un bulbe à col roulé.
La Golmotte*, quant à elle, comestible bien cuite, rosit à l'air et devient lie-de-vin dans toutes ses parties meurtries ou froissées.
Inscrivez-vous au blog
Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour
Rejoignez les 59 autres membres